GAZ NATUREL

 

L’écart entre prix du gaz à court-terme et long-terme se creuse. Alors que les contrats pour livraison court terme (jusqu’à la fin de l’année) s’effondrent, les contrats calendaires arrivent à se maintenir. 

 

Les stockages européens se remplissent et approchent de leur capacités maximales. Les énergéticiens commencent à regarder avec intérêts les stockages ukrainiens normalement peu utilisés. Ce manque de capacités de stockage pourraient même entraîner des prix négatifs sur le day-ahead, où les prix sont passés en dessous des 2 euros/MWh. 

 

Aux USA, les producteurs de gaz de schiste s’apprêtent à fermer, temporairement ou définitivement, certains champs de production. Est-ce que la Norvège ou la Russie vont suivre le même chemin et “couper” une partie de leur production? Rien est moins sûr. Il est difficile et coûteux de redémarrer un champ dont l’exploitation a été interrompue. Les producteurs vont sans doute continuer d’attendre avant de franchir ce pas, même à des prix faibles. Surtout dans un contexte où les prix calendaires restent élevés, leur laissant espérer une reprise en 2021.

 

 

ÉLECTRICITÉ

 

Dur dur d’anticiper les mouvements des prix de l’électricité sur les contrats CAL. Les prix qui étaient montés brusquement entre le 7 et le 12, puis sont redescendus tout aussi brusquement entre le 13 et le 15 se redirigent maintenant lentement à la hausse. 

 

De message REMIT en message REMIT, EDF modifie la disponibilité de ces réacteurs nucléaires en 2020 et 2021. Les derniers mouvements sont plutôt positifs (accroissement de la production) mais l’inquiétude des acteurs est toujours palpable. En cas de vague de froid à l’hiver 2020-21, les prix pourraient monter très vite et très haut.

 

La consommation d’électricité industrielle repart à la hausse en France et en Europe. Ce qui est plutôt de bon augure pour l'environnement économique à moyen-long terme.