GAZ NATUREL

 

La demande de gaz est a été en hausse la semaine dernière après une période de faible production éolienne en Europe, qui a entraîné un recours accru aux centrales gaz pour la production d'électricité. Cela a impacté les marchés spot à la hausse. Sur les contrats calendaires par contre, c’est l’influence du marché du carbone qui a poussé les prix à la hausse.

Toutefois le marché mondial est largement approvisionné et devrait le rester. Les cargos de LNG en provenance des USA semblent prêt à répondre à toute demande européenne supplémentaire. Coté demande justement, les perspectives macroéconomiques se dégradent et notamment en Asie (la Chine ayant connue la croissance la plus basse de ces 30 dernières années). Le FMI et l'OCDE ont révisés leur prévision de croissance mondiale 2019 à la baisse (3%). Ce manque de dynamisme économique devrait impacter la demande de gaz à la baisse sur le long terme.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Sur les marchés de l’électricité, les prix, après une hausse en milieu de mois, se redirigent à la baisse cette semaine, suivant en grande partie les prix du carbone.

En effet, c’est le marché du carbone et les rebondissements du Brexit qui continuent de diriger les prix de l’électricité. Une sortie brusque du Royaume-Uni du marché européen du carbone (EU-ETS) est maintenant peu probable, un accord semblant se dessiner entre celui-ci et l’UE. Toutefois celui-ci doit encore être voté par le parlement britannique et cela ne sera pas chose facile. Un délai à la deadline du 31/10 est en cours de négociation.

L’affaire des anomalies dans les générateurs de vapeur de certains réacteurs nucléaires d’EDF semble être définitivement enterrée. Jeudi dernier, l'ASN a déclaré que, malgré cette non-conformité, les réacteurs concernés pouvaient « continuer à fonctionner en l’état ». EDF a par la suite précisé qu’il ne prévoyait pas de prolonger les arrêts programmés de ses réacteurs nucléaires pour contrôler les soudures défectueuses.