GAZ NATUREL

 

Contrairement aux autres énergies, le gaz fait cavalier à part et continue d’augmenter, bien que plus lentement qu’auparavant.

 

Sont principalement en cause la grève en cours sur les champs gaziers Norvégiens (premier producteur de gaz norvégien) et l’indisponibilité du terminal méthanier de Cameron aux US.

 

Un début de saison hivernale froid peut aussi expliquer cette tendance haussière. Il faut aussi noter des incertitudes des acteurs sur l’impact du télétravail sur les comportements de chauffe et in fine la consommation de gaz durant cet hiver. En effet, les bureaux sont généralement dotés d’un chauffage central qui consomme une quantité d’énergie égale quelque soit le nombre d’occupants (même les bureaux inoccupés sont chauffés). A ce chauffage tertiaire “normal” s’ajoute le chauffage du domicile des salariés en télétravail, qui aurait diminué en journée si ceux-ci avaient été sur leur lieu de travail. Il pourrait ainsi exister un effet de “double-chauffage” augmentant la consommation de gaz durant cet hiver, toutefois les experts sont en désaccord sur l’impact réel de cet effet.

 

Toutefois, étant donné la baisse des autres énergies, on peut raisonnablement s’attendre à ce que le prix du gaz s’oriente à la baisse dans les prochaines semaines. Surtout si les événements conjoncturels cités (grèves,froid, etc.) prennent fin.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Le prix de l’électricité calendaire confirme sa baisse. La différence de prix entre le prix du CAL 2021 français et allemand n’est plus que de 4,7 euros/MWh et la différence avec l’ARENH (42 euros/MWh) se réduit elle aussi à 2,37 euros/MWh.

 

La disponibilité nucléaire s’améliore en ligne avec le planning d’EDF rassurant les acteurs du marché. EDF a relevé le mercredi 15 son objectif de production nucléaire 2020 à 325-335 TWh, ce qui est un signal plutôt positif.

 

La baisse des prix s’explique aussi par la progression de la seconde vague de l’épidémie de COVID en Europe. Les restrictions (confinements localisés, couvre-feux, etc.) bien que moins importantes que celles appliquées durant la première vague pourraient affecter la consommation d’électricité à la baisse.

 

Enfin, le carbone a marqué le pas à la baisse durant ces deux dernières semaines. Il est arrivé cette semaine à son niveau le plus bas depuis 6 mois.