GAZ NATUREL

 

La baisse toujours la baisse, surtout pour les contrats ayant une livraison à brève échéance (Q+1,Season+1). Les contrats calendaires sont eux aussi en baisse mais ils restent encore soutenus par les incertitudes autour des accords de transit Russie/Ukraine, qui restent toujours au point mort et à surveiller de près. Un switch plus important entre le charbon et le gaz pour la production d’électricité pourrait aussi soutenir la demande européenne de gaz en 2020.

Toutefois les analystes parient généralement sur le fait que les prix restent bas durant tout 2020, à part dans le cas d’un hiver 2019-2020 anormalement froid. La vague de GNL devant continuer et même s'accroître car de nouvelles capacités de liquéfaction sont actuellement en construction dans les pays exportateurs (US, Russie, Qatar...) et devraient entrer en fonctionnement durant 2020.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Les marchés de l’électricité ont été plutôt ennuyeux ces deux dernières semaines. Les prix des contrats calendaires n’ont pas connu d’évolutions très notables. Le CAL 2020 est en légère baisse malgré des révisions à la baisse par EDF de la disponibilité nucléaire en 2020.

Le marché du carbone a été sans tendance durant ces dernières semaines, ne sachant plus vraiment à quel saint se vouer et restant dans une bande de prix autour des 25 euros/tonne. Cette absence de direction explique une baisse relativement plus faible des prix de l’électricité comparés aux prix du charbon et du gaz.

Le spot moyen pour 2019 s'établit pour l'instant à 39,10 euros/MWh, la prime de risque sur le contrat calendaire 2020 est certainement encore trop élevée.