GAZ NATUREL

 

A part un bref rebond le mercredi 27/11, le prix du gaz a subi une baisse significative ces deux dernières semaines. Si l’on en croit les bruits de couloir et les articles de différents analystes, l’Ukraine et la Russie seraient proches de concrétiser un nouvel accord de transit, garantissant les importations de gaz européennes.

Se tiendra lundi à Paris un quatrième sommet entre Russie et Ukraine, en présence de représentants de l’Union Européenne, un accord pourrait en débouché. L’absence d’accord de transit est le frein principal à la baisse des contrats calendaires. Autrement dit, si un tel accord voit le jour, les prix pourront s’enfoncer encore plus bas, surtout le CAL 2020. En effet, même en cas d’hiver froid, l’offre de gaz serait surabondante. 

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Suivant le gaz et le charbon, le prix de l’électricité s’oriente vers le bas durant ces deux dernières semaines. En effet, les prix faibles du gaz rendent l’utilisation du charbon dans la production d’électricité moins compétitifs ce qui déprime la demande européenne. Charbon/gaz et électricité marchent donc main dans la main cette semaine. 

Les incertitudes sur la disponibilité du parc de production en cette période de grève, pouvant entraîner des baisses de charge volontaires allant jusqu’à 1,5 GW,  ne semblent pas affecter les prix court-terme significativement. La centrale nucléaire de Cruas qui avait été mise à l’arrêt suite au tremblement de terre du 11/11 en Ardèche, devrait être aussi disponible cet hiver. 

Les 47 TWh qui devront être achetés par les fournisseurs afin de compenser l’écrêtement de leurs demandes d’ARENH ne devraient pas trop impacter les prix de marché. La liquidité est relativement bonne en ce mois de décembre et certains fournisseurs ont déjà acheté une partie des volumes durant le mois dernier.
aux prix du charbon et du gaz. Le spot moyen pour 2019 s’établit pour l’instant à 39,10 euros/MWh, la prime de risque sur le contrat calendaire 2020 est certainement encore trop élevée.