GAZ NATUREL

 

Alors que la fin de l’année approche inexorablement et que les volumes de transaction diminuent sur les marchés (les traders prennent eux aussi des vacances), le prix du gaz continue d’être volatile réagissant à des signaux contraires.

La baisse des prix a continué du 9 au 12 décembre, la plupart des acteurs de marché anticipant un accord de transit entre la Russie et l’Ukraine signé avant la fin de l’année. Le 12 décembre, un “tweet”  de Andriy Kobolyev PDG de Naftogaz, a semé le doute et entraîné un rebond dans les prix. Ce mouvement de prix a ensuite été effacé lorsque les progrès des négociations ont repris. Vendredi soir, la signature d’un  “pré-accord” devant mener à la signature d’un accord de transit de 5 ans avant la fin de l’année a été annoncé. Il est donc fort probable que les marchés ouvrent à la baisse lundi. 

Pendant ce temps-là aux US, Donald Trump a signé une décision infligeant des sanctions aux entreprises participantes au projet de gazoduc Nord-Stream 2, reliant directement la Russie et le Danemark à travers la mer du Nord (et contournant donc l’Ukraine). L’armateur Allseas a annoncé la semaine dernière qu’afin d’éviter les sanctions américaines annoncées, elle suspendait pour l’instant ses travaux sur le gazoduc. Cette annonce devrait retarder d’au moins plusieurs mois le démarrage de NS2, la Russie ne disposant pour l’instant pas de vaisseaux spécialisés dans ce type d’ouvrage.  L’UE, et en particulier l’Allemagne, a mal pris la décision américaine y voyant un moyen d’augmenter la part de marché de son LNG en Europe et donc une violation du droit du commerce international.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Le prix de l’électricité a suivi un mouvement plutôt similaire à celui du gaz, mise à part un rebond un plus marqué à partir du 12. En effet, se sont ajoutés aux mouvements du gaz, un prix du carbone haussier et de nouvelles inquiétudes sur la disponibilité nucléaire en 2020.

De plus, certaines centrales sont actuellement examinées par l’ASN qui doit se prononcer sur leur capacité à fonctionner pour encore 10 ans (4ème visite décennale).

Dans le cas où l’ASN demande à EDF des examens complémentaires ou rend un avis négatif, les périodes d’arrêt de ces centrales peuvent être significativement rallongées (1 à plusieurs mois). C’est par exemple le cas cet hiver de la centrale Flamanville qui a dû repousser d’un mois son redémarrage initialement prévu en décembre.