Gaz naturel

Après la course effrénée à la hausse, c'est la dégringolade. De son plus haut à 297 euros/MWh, le gaz naturel 2023 s’échange désormais à moins de 200 euros/MWh. Les stockages de gaz allemand sont désormais remplis à 87% de leur capacité, ce qui a rassuré les marchés.

 

Pourtant, la situation est loin d'être idéale. Les flux sur le gazoduc NS1 sont désormais totalement arrêtés. Après avoir prétexté un énième problème technique (fuite d’huile), la Russie a tombé les masques plus d’exports sur NS1 tant que les sanctions européennes sont en place.  En cas d’hiver froid ou de problèmes sur les livraisons de LNG, les coupures de gaz risquent toujours de se produire. Seule une forte réduction de la demande gaz à l’hiver peut réellement sécuriser l’équilibre du réseau gazier européen.

 

Electricité  
 

Si le gaz dégringole, l'électricité suit dans les mêmes proportions, le CAL 2023 passant de 1 130 euros /MWh, le 26 août, à 552 euros/MWh, le 08 septembre.

 

Pourtant là encore, la situation est très très loin d’être rose. Malgré quelques communications qui se veulent rassurantes, la disponibilité nucléaire est très incertaine. Est-ce qu'EDF sera capable de tenir le planning de redémarrage de ses centrales? 

 

RTE a laissé filtrer quelques informations inquiétantes, le système français manquerait probablement de capacité pour passer les heures de pointe cet hiver. Une réduction de la consommation de 15% sur cette période sera nécessaire.

 

Parallèlement, la Commission Européenne a laissé filtrer des mesures pour contrer l'impact des prix de l'électricité sur son économie.

 

Première mesure des objectifs de réduction de consommation d'électricité à la pointe comme dans le cas du gaz.

Seconde mesure, des plafonds de revenu seront mis en place pour les producteurs (hors gaz). Si le prix de marché dépasse le plafond, les producteurs concernés devront reverser leur sur-profit à leur gouvernement, qui pourra ensuite utiliser cet argent pour maîtriser les factures.