L’Europe est aujourd’hui fortement dépendante des importations d’énergie, notamment des combustibles fossiles comme le pétrole, le gaz et le charbon. Selon les données d’Eurostat, en 2021, l’Union européenne importait 55,5 % de son énergie totale, ce qui la rendait vulnérable aux fluctuations des prix et aux tensions géopolitiques. Pour réduire cette dépendance et atteindre ses objectifs climatiques, l’Europe doit accélérer sa transition vers les énergies renouvelables, qui sont plus propres, plus abondantes et plus diversifiées.

 

2 000 milliards d’euros pour l’indépendance énergétique de l’Europe

 

Une étude publiée par l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact climatique affirme que l’Europe pourrait atteindre l’indépendance énergétique dès 2040, à condition d’investir massivement dans les énergies renouvelables. Les chercheurs estiment que l’Europe devrait consacrer 2.000 milliards d’euros à ce secteur d’ici à la fin de la décennie. Cela représente environ 140 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, puis 100 milliards d’euros par an entre 2030 et 2040. Ces investissements permettraient de développer principalement l’éolien terrestre, mais aussi le solaire et la géothermie, afin de couvrir la totalité des besoins énergétiques européens avec des sources renouvelables.

 

L’étude souligne que ces montants sont considérables, mais pas irréalistes. Elle rappelle que les pays européens ont dépensé 729 milliards d’euros supplémentaires en 2023 pour protéger les consommateurs des effets de la crise énergétique déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine. Elle ajoute que ces investissements auraient des retombées positives sur l’économie, l’emploi, la santé et l’environnement.

 

La différence des taux de dépendance énergétique en Europe

 

L’indépendance énergétique européenne dépend aussi des politiques adoptées par les États membres, qui sont autonomes dans le choix de leurs sources d’approvisionnement et de leur mix énergétique. Selon Eurostat, le taux de dépendance énergétique varie fortement en fonction des pays, allant de 1,4 % pour l’Estonie à 97 % pour Malte. Certains pays ont réussi à réduire leur dépendance en améliorant leur efficacité énergétique et en augmentant la part des énergies renouvelables dans leur production primaire d’électricité et de gaz, comme l’Estonie, la Finlande ou la Lettonie. D’autres pays sont devenus plus dépendants en raison du ralentissement de leur production nationale, lié à l’épuisement progressif des ressources fossiles ou au recul du nucléaire, comme le Danemark, les Pays-Bas ou la Pologne.

 

En mars 2023, les États membres de l’Union européenne et les eurodéputés se sont accordés pour quasiment doubler la part des renouvelables dans le mix énergétique européen d’ici à 2030. Elle devra ainsi passer de 22 % actuellement à 42,5 % afin de réduire les émissions de CO2 et de se dispenser du gaz russe. Au niveau mondial, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) appelle également à des investissements massifs dans le renouvelable. Le monde devrait tripler ses capacités de production d’ici à la fin de la décennie et mettre deux fois et demie plus d’argent dans le secteur.

 

Comment atteindre l’objectif de l’indépendance énergétique ?

 

La transition énergétique vers les énergies renouvelables est un enjeu majeur pour l’Europe, qui s’est fixée comme objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Pour y parvenir, il faudra relever certains défis, mais aussi saisir des opportunités.

 

Le renforcement des interconnexions électriques

 

Un des défis majeurs est de renforcer les interconnexions électriques entre les pays européens, afin de garantir la stabilité du réseau et la solidarité entre les États membres. Selon la Commission européenne, il faudrait atteindre un niveau d’interconnexion de 15 % d’ici à 2030, contre 10 % actuellement. Cela implique de développer des infrastructures transfrontalières, comme des lignes à haute tension ou des câbles sous-marins, qui permettent de transporter l’électricité produite par les énergies renouvelables vers les zones de consommation. Cela permettrait aussi de réduire les coûts et d’améliorer la sécurité d’approvisionnement.

 

L’aide des citoyens pour atteindre l’indépendance énergétique

 

Un autre défi est de favoriser l’acceptabilité sociale des projets d’énergies renouvelables, qui peuvent susciter des oppositions locales pour des raisons environnementales, esthétiques ou foncières. Il est donc essentiel d’impliquer les citoyens dans la conception et la réalisation de ces projets, en leur offrant des possibilités de participation, de consultation et de co-investissement. Par exemple, des coopératives citoyennes peuvent être créées pour gérer collectivement des installations d’énergie solaire ou éolienne, en partageant les bénéfices et les responsabilités. Cela permettrait de renforcer le sentiment d’appartenance et de confiance des habitants, tout en contribuant à la transition énergétique.

 

Une opportunité majeure est aussi de créer des emplois dans le secteur des énergies renouvelables, qui est plus intensif en main-d’œuvre que celui des combustibles fossiles. Selon une étude de l’Agence Internationale pour les Énergies Renouvelables (IRENA), le nombre d’emplois dans ce secteur pourrait passer de 12 millions en 2021 à 42 millions en 2050 au niveau mondial. L’Europe pourrait ainsi bénéficier d’un effet positif sur la croissance et sur la cohésion sociale. Pour cela, il faudra investir dans la formation et la qualification des travailleurs, afin de leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour s’adapter aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes de production.

 

Le renforcement de l’énergie renouvelable en Europe

 

Une autre opportunité est de renforcer le leadership européen dans le domaine des énergies renouvelables, qui sont appelées à jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. L’Europe dispose d’un savoir-faire technologique et d’une expérience réglementaire qui lui confèrent un avantage compétitif sur le marché mondial. Elle pourrait ainsi exporter ses solutions et ses normes vers les pays émergents et en développement, tout en contribuant à la coopération internationale. Par exemple, l’Europe pourrait soutenir le déploiement des énergies renouvelables en Afrique, qui dispose d’un fort potentiel, mais qui fait face à des contraintes financières et institutionnelles.


La transition vers les énergies renouvelables représente un défi majeur pour l’Europe, mais aussi une opportunité unique de se positionner comme un acteur clé de la transition énergétique mondiale. Pour cela, vous pouvez passer à l’énergie renouvelable. Dès maintenant, contactez un de nos courtiers en énergie, celui-ci vous guidera dans le choix d’un fournisseur d’énergie verte. Nous vous aidons aussi à trouver les solutions d’autoproduction adaptées à votre entreprise. Chez Place des Énergies, nous souhaitons aider nos clients à être acteurs de la transition énergétique.